reflet de solitude

Elle se plaignait régulièrement à une hulotte plus proche qui habitait dans un cyprès juste au milieu de l’île. Cette habitante du cyprès répondait avec patience et beaucoup de mélancolie à sa douloureuse compagne ; et la conversation lugubre des oiseaux traversait tristement les étangs solitaires. Si nul bruit, venu de leurs eaux, parfaitement paisibles, n’assombrissait mon cœur, c’est que les étangs me parlaient par leur silence. Ils se taisaient : ainsi je comprenais ma solitude.

L’enfant et la rivière
Henri Bosco