Rue de la Centenaire

L’impasse ne l’est que pour les chariots, les calèches et autres véhicules que leurs pilotes mènent ou malmènent tambour battant ; mais pour vivre
sa vie, la centenaire a sa rue qu’elle parcourt à l’écart des cochers, à petits pas et frèles enjambées, de jour en mois, d’année en décennie, de
siècle en millénaire, dans la cadence dansante du temps qui passe sans jamais stationner.